À propos

Depuis le début de mes études, mon travail a été présenté dans tous les centres d’artistes de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean. En 2020, je me suis impliquée activement sur de nombreux projets en art actuel au Québec. J’ai eu la chance d’exposer mes œuvres à Saguenay, dont une exposition en duo à la Galerie l’Œuvre de l’Autre, puis au Centre des arts et de la culture de Chicoutimi en y présentant une exposition solo. De plus, j’ai réalisé une maquette pour un projet d’intégration de l’art à l’architecture qui a été présentée devant un jury.

Arrivée en Gaspésie, une de mes œuvres a été exposée à Grande-Rivière pour le projet Vue sur l’art avec Courant Culturel Rocher-Percé. Ensuite, mes œuvres ont été présentées à Atoll (Victoriaville) lors d’une exposition en solo. Enfin, j’ai été sélectionnée parmi les artistes exposés à la Foire d’art contemporain de Saint-Lambert.

En 2021, j’ai participé à la réalisation d’une exposition autogéré Expo-Motel au motel le Nordet en collaboration avec Vaste et Vague, puis à l’exposition des membres de Vaste et Vague. Enfin, j’ai diffusé mon travail en solo à la Vieille Usine de l’Anse à Beaufils dans le cadre du projet Première qui a été initié par Vaste et Vague. 

Actuellement, je travaille sur le projet intergénérationnel Tête-à-Tête avec le centre d’artistes ZOCALO et notre équipe d’Expo-Motel travaillons à la diffusion de sa deuxième éditions.

La pratique en arts visuels de Laurie Girard se déploie dans un espace de tension entre le dessin analogique et le dessin numérique. En articulant le geste traditionnel et les procédés technologiques contemporains, elle explore la manière dont le dessin se configure à travers la transposition des médiums et la transformation des matières.

Son processus s’appuie sur la collecte d’éléments dérivés du réel — formes organiques, ombres, contours et textures — qu’elle organise en alternant des espaces analogiques et numériques, explorant la perméabilité des frontières entre ces deux techniques. Ce passage du tangible vers le virtuel opère une mutation du trait : le dessin « fait main » devient donnée, matière première pour la construction d’ensembles graphiques complexes. Par la répétition, l’addition et la soustraction de motifs numérisés, l’artiste crée des compositions où s’accumulent des couches d’information visuelle, évoquant à la fois la mémoire du geste et le fonctionnement algorithmique de la machine.

Cette hybridation des pratiques met en jeu une réflexion sur la matérialité du dessin à l’ère numérique. En combinant la sensibilité du tracé analogique à la précision et à la démultiplication offertes par les outils technologiques, l’artiste interroge la frontière poreuse entre le geste humain et le geste machinique. Ses œuvres instaurent un dialogue entre le chaos et l’ordre, entre la trace et la donnée, révélant un espace liminal où le dessin devient un processus de métamorphose plutôt qu’un simple médium de représentation.